19 % des PME françaises n'ont pas de plan de continuité d'activité informatique. Pourtant, le coût moyen d'une cyberattaque atteint 466 000 € pour une PME en France, selon le Hiscox Cyber Readiness Report, le Panorama de la cybermenace de l'ANSSI et le baromètre du CESIN.
Une panne ou une cyberattaque ne prévient jamais. Près de la moitié des entreprises ne s'aperçoivent d'une attaque que plusieurs heures après son déclenchement — un délai qui coûte cher. Et dans 85 % des incidents de type rançongiciel, selon InterCERT France, une reconstruction partielle ou totale du système d'information est nécessaire. C'est exactement ce que vise l'objectif « continuité et reprise d'activité » du référentiel ReCyF de l'ANSSI.
Comment s'y préparer concrètement :
Cinq étapes pour bâtir votre plan de continuité :
- Formalisez un plan de continuité d'activité (PCA)
- Listez les activités essentielles à maintenir coûte que coûte,
- Définissez des solutions de repli (mode dégradé, procédures papier),
- Élaborez un plan de reprise d'activité (PRA) technique
- Fixez un délai maximal de reprise pour chaque système critique,
- Définissez la perte de données acceptable en cas d'incident,
- Sécurisez vos sauvegardes
- Conservez une copie hors ligne, déconnectée du réseau,
- Testez réellement la restauration, pas seulement la sauvegarde,
- Préparez-vous aux attaques hors horaires de bureau
- Les attaquants ciblent volontiers les week-ends et jours fériés,
- Désignez des contacts d'astreinte joignables en dehors des heures ouvrées,
- Testez votre plan avant d'en avoir besoin
- Organisez un exercice de crise au moins une fois par an,
- Corrigez les failles identifiées pendant l'exercice,
Un plan de continuité qui reste dans un tiroir ne protège personne. Seul un plan testé et régulièrement mis à jour permet de réellement limiter les dégâts le jour J.
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